Un néologisme a été inventé pour les désigner. Les mobinautes désignent ces internautes qui utilisent quotidiennement leurs appareils mobiles pour naviguer sur le web. Les chiffres sont éloquents : la « tribu » des mobinautes compte, à la fin de l’année 2013, 27 millions « d’adhérents » avec une croissance importante à mesure que les ventes de smartphones et de tablettes prennent le pas sur celles des ordinateurs. En France, cette nouvelle opportunité est saisie par les marketeurs pour développer de nouvelles pratiques commerciales.

Développer un site web responsive : une nécessité

Si la France compte 27 millions de mobinautes, l’accès à internet à partir de mobiles se fait plus à travers de sites web qu’à travers d’applications (74% contre 26%). La navigation sur un site web à partir d’un mobile peut être très périlleuse s’il n’a pas été pensé pour. On appelle un site web responsive un site web qui s’adapte aux différents formats pouvant exister (y compris les formats mobile et tablette) grâce à une réorganisation du contenu de sorte à rendre la navigation aisée. À la différence de l’application, qui demande une installation, un site web, optimisé pour les smartphones et les tablettes, permet aux marques de se positionner sur des mots-clés dans les moteurs de recherche.

Une application pour être plus proche du client

Développer une application n’est pas une nécessité. Il devient, cependant, intéressant lorsque l’application permet de proposer un service nouveau. La pertinence d’une application se mesure à l’aune de la valeur ajoutée apportée au mobinaute. Même si Android demeure le système d’exploitation le plus utilisé, le choix de la plateforme se fera en fonction du type de client visé et du message qu’on veut leur adresser. Si les applications ont le vent en poupe en ce moment, c’est que l’application présente un atout de taille : la proximité. L’application permet à la marque de gérer sa relation client de façon personnalisée et contextualisée grâce aux notifications push. Ces notifications sont, cependant, à manipuler avec attention. Elles peuvent être contre-productives (harcèlement, agacement du mobinaute, intrusion etc.). Une dernière question à considérer concerne la promotion de l’application. La solution la plus simple consiste à passer par le site web adapté pour mobile pour proposer le téléchargement de l’application. Cela peut se faire, aussi, à travers de newsletters. Mais l’enjeu ne se situe pas dans le téléchargement de l’application, il est dans les moyens employés pour faire vivre cette application pour que le mobinaute passe le plus de temps dessus.

De nouveaux usages en magasin

Le mobile est en train de révolutionner l’achat en magasin. Des usages intéressants émergent. L’application de Celio, par exemple, propose au client des produits similaires quand ce dernier scanne un article avec son smartphone. L’ibeacon permet au vendeur de suivre le parcours d’un client dans le magasin pour lui proposer des articles susceptibles de l’intéresser. Le vendeur, lui aussi, sera muni d’une tablette ou d’un smartphone pour le règlement d’un achat dans le magasin, permettant, ainsi, au client d’éviter les longues queues.

Le mobile est un outil puissant de marketing qui doit être utilisé en association avec d’autres canaux. Du fait de son caractère personnel, le mobile permet de proposer une expérience achat unique et agréable. Dans un futur proche il faut s’attendre à plus d’applications à utiliser en magasin.